La fintech ivoirienne PUSH-CI renforce ses partenariats avec la BNI, Ecobank Côte d'Ivoire, Versus Bank et Orange Money pour améliorer la traçabilité des financements agricoles et faciliter le versement des revenus aux producteurs. Un dispositif qui ambitionne de mieux sécuriser les transactions dans la filière café-cacao et d'élargir l'accès aux services financiers numériques.
La digitalisation des paiements agricoles passe le cap d'une nouvelle étape en Côte d'Ivoire. En effet, la fintech PUSH Côte d'Ivoire a officialisé ce 15 octobre à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, la signature de quatre partenariats stratégiques avec la Banque nationale d'investissement (BNI), Ecobank Côte d'Ivoire, Versus Bank et Orange Money.
L'objectif est de renforcer la sécurisation des flux financiers dans les filières agricoles, en particulier le café-cacao, depuis le décaissement des crédits bancaires jusqu'au paiement effectif des producteurs.
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Au cœur de cette initiative innovante, figure la volonté de garantir une meilleure traçabilité des fonds mobilisés, pour financer les activités agricoles. Le dispositif devrait permettre de suivre les mouvements financiers tout au long de la chaîne de valeur et de vérifier que les ressources accordées sont effectivement acheminées vers leurs bénéficiaires et utilisées conformément à leur destination.
Pour une économie agricole où les paiements aux producteurs et le financement des campagnes de commercialisation constituent des enjeux majeurs, cette évolution pourrait contribuer à réduire les risques liés à la manipulation des espèces, tout en renforçant la confiance entre banques, coopératives, entreprises et producteurs.
Georges Abi Aad, PDG et co-fondateur de PUSH Côte d'Ivoire
Pour Georges Abi Aad, PDG et co-fondateur de PUSH Côte d'Ivoire, cette alliance repose sur la complémentarité entre les institutions financières et les entreprises technologiques. ‘'Notre rôle n'est pas de nous substituer aux institutions financières, mais de renforcer leur capacité à servir l'économie réelle.
Au niveau de l'interopérabilité, il s'agit là, de permettre à tous ces producteurs qui veulent être payés de façon digitale, d'être payé à la fois sur un compte Push, mais aussi sur un compte Orange Money ou encore sur un compte bancaire…'', a-t-il expliqué, soulignant l'ambition de bâtir un écosystème financier plus intégré, performant et inclusif.
Concrètement, la plateforme doit contribuer à assurer le suivi des financements depuis leur décaissement par les banques jusqu'aux différents acteurs de la chaîne de valeur agricole, a-t-il indiqué. Les coopératives, les entreprises, les exportateurs et les producteurs sont ainsi concernés par cette meilleure circulation de l'information financière.
La digitalisation et la traçabilité sont ainsi présentées comme des leviers permettant de mieux maîtriser les risques associés au financement agricole et d'améliorer la confiance entre les différents intervenants.
Les producteurs au cœur du dispositif
Au-delà du suivi des flux financiers, le partenariat vise à faciliter la réception des revenus agricoles. Grâce à l'articulation entre les services bancaires et la monnaie électronique, les producteurs devraient pouvoir recevoir leurs paiements sur les comptes qu'ils utilisent habituellement.
Le partenariat avec Orange Money doit notamment permettre de relier le compte de monnaie électronique du producteur à sa carte de producteur, afin de faciliter le versement direct de ses revenus. La BNI apporte, de son côté, ses infrastructures bancaires et de paiement pour le traitement sécurisé des opérations réalisées dans l'écosystème PUSH.
Selon Mikaël Bogui, directeur général adjoint de PUSH Côte d'Ivoire, la plateforme entend offrir aux producteurs davantage de souplesse dans la réception de leurs fonds, en leur laissant le choix des comptes sur lesquels ils souhaitent percevoir leurs paiements. Cette évolution pourrait également alléger les contraintes logistiques auxquelles sont confrontés certains acteurs agricoles, notamment lorsque le règlement des récoltes nécessite le déplacement de producteurs ou de responsables de coopératives avec des sommes en espèces.
Au nom du ministre ivoirien de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, le directeur de cabinet Drissa Ouattara, a insisté sur la nécessité de proposer des solutions simples et adaptées aux réalités du terrain. Tout en réaffirmant le soutien sans faille de son département ministériel à cette initiative développée par Push Côte d'Ivoire, il a notamment appelé à veiller à l'accessibilité des services pour les femmes et les jeunes, qui jouent un rôle important dans les activités agricoles.
L'enjeu est donc de transformer la digitalisation en avantages concrets : des paiements plus fiables, des revenus mieux sécurisés et un accès facilité à des services financiers susceptibles de sout

