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ANALYSE KIVIA

MarchéNEUTRE

RDC: Face aux groupes chinois, L'américain KoBold plaide pour la réduction des delais d'octroi des permis miniers

Publié le 28 septembre 20263 min

À retenir

  • De la Zambie à la République démocratique du Congo, KoBold Metals plaide pour une réduction des délais administratifs qui ralentissent l'exploration et le développement des projets miniers en Afrique.
  • Pour le groupe américain, les compagnies occidentales peuvent aller aussi vite que leurs concurrentes chinoises sans abaisser leurs exigences en matière de conformité.
  • " Nous rejetons l'idée selon laquelle on ne peut pas aller vite tout en faisant les choses correctement.

De la Zambie à la République démocratique du Congo, KoBold Metals plaide pour une réduction des délais administratifs qui ralentissent l'exploration et le développement des projets miniers en Afrique. Pour le groupe américain, les compagnies occidentales peuvent aller aussi vite que leurs concurrentes chinoises sans abaisser leurs exigences en matière de conformité.

" Nous rejetons l'idée selon laquelle on ne peut pas aller vite tout en faisant les choses correctement. On peut faire les deux ", a déclaré Josh Goldman, président de la société californienne, dans un entretien accordé à Reuters le 25 septembre.

Pour KoBold, les principales difficultés concernent les autorisations nécessaires à l'exploration, la multiplication des procédures administratives et la coordination entre les différents organismes publics appelés à intervenir dans les projets. L'entreprise ne demande donc pas, dans le discours rapporté par Reuters, la suppression des normes environnementales ou des exigences de conformité.

Elle estime plutôt que leur mise en œuvre peut être mieux organisée afin de réduire les délais.

L'enjeu, pour le groupe américain, est de rapprocher le rythme des procédures publiques de celui des investissements privés. KoBold cherche ainsi à démontrer qu'un opérateur occidental peut lui aussi réduire le temps nécessaire entre l'exploration, la confirmation d'une découverte et la mise en développement d'un gisement, lorsque les administrations suivent le rythme des capitaux mobilisés.

En République démocratique du Congo, cette problématique se pose alors que la société poursuit une campagne d'exploration consacrée notamment au lithium et au cuivre. KoBold recherche une découverte de taille comparable au gisement de Manono, dans une zone située à proximité de la frontière avec la Zambie.

La Chine conserve l'avantage des infrastructures

Au-delà de la rapidité des procédures administratives, KoBold estime que la compétition se joue également sur la capacité à mobiliser rapidement les infrastructures nécessaires au développement des gisements. La Chine dispose, dans ce domaine, d'un avantage structurel.

Ses groupes miniers peuvent souvent associer au développement d'un projet des investissements dans les routes, les chemins de fer, les ports ou encore les unités de transformation.

Cette capacité d'intégration permet de réduire le nombre d'étapes entre la découverte d'une ressource et son acheminement vers les marchés. Elle constitue ainsi un facteur de compétitivité important pour les entreprises chinoises opérant sur le continent africain.

Le cas de Manono en fournit une illustration. Reuters a rapporté que Zijin Mining avait commencé à exporter du lithium depuis un bloc adjacent au projet en juin 2026, après avoir construit les infrastructures nécessaires à son exploitation.

Cet exemple illustre, selon l'analyse de KoBold, l'importance de la vitesse d'exécution lorsqu'il s'agit de transformer une découverte minière en activité commerciale.

C'est dans ce contexte que l'entreprise américaine demande aux gouvernements africains de créer un environnement administratif capable de suivre le rythme des capitaux privés. En Namibie, où KoBold détient plus de 7 000 km² de permis d'exploration après avoir investi environ 2 millions de dollars depuis 2022, le groupe cherche notamment à accélérer l'obtention des autorisations nécessaires à ses activités.

" Nous souhaitons accélérer nos investissements en Namibie parce que nous apprécions le potentiel géologique, l'environnement opérationnel, le cadre réglementaire et les populations. Mais nous devons pouvoir aller plus vite ", a expliqué Josh Goldman à Reuters.

Claude Paul Tjeg

Publié le 28/09/26 15:32

La Rédaction

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