Le Bénin obtient un appui financier de 326,06 millions d'euros, soit environ 213,9 milliards FCFA, auprès de la Banque islamique de développement (BID) pour soutenir deux projets liés aux infrastructures routières et à l'agriculture durable. Les accords de cofinancement ont été signés en marge des réunions annuelles 2026 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, organisées à Bangkok, en Thaïlande.
La part la plus importante de cette enveloppe, évaluée à 306,89 millions d'euros (195,4 milliards FCFA), est destinée à la modernisation du corridor routier Godomey-Ouidah-Hillacondji. Cet axe doit contribuer à fluidifier les déplacements et à faciliter les échanges commerciaux régionaux.
Situé dans le sud du pays, le corridor revêt un intérêt particulier pour la circulation des marchandises et les connexions entre le Bénin et les pays voisins.
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Le second accord porte sur un financement de 19,17 millions d'euros (12,2 milliards FCFA) consacré au développement d'une agriculture durable fondée sur les légumineuses. Le programme vise notamment à améliorer la fertilité des sols, à renforcer la sécurité alimentaire et à accroître la capacité des systèmes agricoles à résister aux effets du changement climatique.
Il s'inscrit dans un contexte où la préservation des terres cultivables et la sécurisation de la production agricole constituent des enjeux importants pour les économies de la région.
Ces accords ont été conclus à l'issue d'une rencontre entre Muhammad Al Jasser, président du Groupe de la BID, et Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué auprès du ministre béninois de l'Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre les deux parties, notamment en matière de financement du développement.
À travers ces engagements, la BID poursuit son partenariat avec le Bénin en orientant ses ressources vers des investissements susceptibles de soutenir les échanges commerciaux, la production agricole et la résilience économique. La concrétisation des projets devra désormais permettre de traduire ces financements en améliorations tangibles pour les populations et les acteurs économiques.
Fanuelle YAO
Publié le 13/10/26 11:46
La Rédaction
